Retraite "Les Doigts d'or" - février 2022

Avec le maître zen Emmanuel Ryugaku Risacher. 

Programme

ATELIERS  ( Sumi-e, Couture du kesa, Shiatsu & Do-In, Les 34 sons du zen, Yoga, Samu) - du 12 au 16 février 2022

Arrivée Ateliers : Vendredi 11 février dans l’après-midi. Dîner à 20h30.

7h00 Zazen

9h30-12h00 Ateliers

12h30 repas

14h30-17h Ateliers

18h Zazen

19h30 Repas

Départ : Pour les personnes venues uniquement aux ateliers, le jeudi 17 février après le petit déjeuner.

Pour ceux qui restent, jour de repos le 17 février.

Inscription en ligne pour les ateliers.

SESSHIN ( retraite de méditation zen ) - du 18 au 20 février 2022

Arrivée de sesshin le jeudi 17 février dans l’après-midi, dîner à 20 h 30.

La sesshin se termine le dimanche 20 février après le repas de midi.

Inscription en ligne pour la sesshin

Les doigts d'or

La semaine des doigts d'or est une occasion unique de mêler la pratique du zen et l'expression artistique en découvrant une technique ou en l’approfondissant. Et c’est, comme le recommande le Bouddha, l’occasion idéale dans le contexte de la Gendronnière de voir, d’observer les attachements, les peurs et les habitudes mentales qui font obstacle à notre propre créativité.

Apprendre à laisser se faire l’acte créateur à chaque instant, au-delà des représentations conditionnées du « moi » et de ses jugements négatifs, procure une grande joie et conduit à la tranquillité intérieure. Accepter ce qui se présente, tel que c’est !

Avec un peu de peinture, un pinceau, une aiguille et un fil, avec les mains, avec le corps, laisser s’exprimer l’intériorité créatrice. Ce n’est ni le support, ni le moyen, ni le résultat qui importent, mais l’actualisation consciente de la nature originelle qui anime le geste, contient et remplit la forme.

Pratique de la voie du Bouddha

Le zazen est la méditation assise sans objet, telle que pratiquée par le Bouddha et transmise à travers le temps par une lignée ininterrompue de maîtres. Elle est le recueillement dans le silence et la nudité de l’instant présent. C’est un retour à ce qui est « avant » que la pensée ne se déploie pour tenter de saisir ce qui, simplement, est.

Cela se fait sans effort lorsque l’attention revient simplement à ce qui est présence. Le temps de la méditation échappe au temps lui-même car c’est un retour à la source immobile de notre existence. Lorsque la source originelle est vue, chaque respiration, chaque action, chaque mouvement devient spontanément l’expression lumineuse de la vie elle-même, et la dualité entre sujet et objet disparaît.

Pendant les cinq jours des ateliers, zazen sera pratiqué le matin et en fin d’après-midi.

Emmanuel Ryugaku Risacher

Ryugaku sera responsable de la session des Doigts d’or qu’il organise avec Françoise Kosen Laurent. Il a été ordonné bodhisattva en 1972 et moine en 1980 par maître Deshimaru. En novembre 2008 il reçoit la transmission du Dharma de Genshu Imamura Roshi. Depuis l’été 2016 il est responsable du temple de la Gendronnière.

Les ateliers

Sumi-e

D’origine chinoise, le sumi-e, méthode de peinture à l’encre de Chine, a été introduit au Japon il y a cinq siècles. «Sumi» : encre noire, «e» : peinture. Les sujets sont peints à l’encre, suivant des nuances variant du noir pur à tous ses dégradés obtenus en diluant avec de l’eau. Un simple pinceau, une barrette d’encre de chine, une pierre et une feuille de papier de riz sont suffisants pour pratiquer le sumi-e.

Cette manière de peindre est totale car elle implique tout le corps et ce n’est en rien facile. Un instructeur est indispensable. Il faut aussi s’habituer à répéter de nombreuses fois les sujets choisis ou même des détails de la composition finale. Chacun, quel que soit son niveau, intéressé ou curieux d’expérimenter cette approche orientale «ancienne», trouvera un chemin nouveau et spontané d’expression artistique. Grâce à une posture détendue et une respiration correcte, la coordination et la fluidité des gestes s’améliore. Peindre une fleur, une roche, un bambou devient un acte total émanant du corps lui-même, dans la plénitude de l’instant présent.

Le sumi-e n’est pas l’apprentissage d’une simple méthode de peinture. Il s’agit du contact direct avec notre être essentiel, nature de Bouddha, au-delà de «faire» ou «ne pas faire». La vie créée par le toucher du pinceau renforce la Vie elle-même. Participation aux frais de l’atelier (pinceaux, encre, papier et papier de riz) : 25 €

L'enseignant : Beppe Mokuza Signoritti, moine zen, disciple de Roland Yuno Rech, pratique le sumi-e depuis une vingtaine d’années. Il expose et fait des conférences et démonstrations pratiques dans toute l’Europe. www.sumi-e.fr

Ikebana

Un style traditionnel d’ikebana appelé kakubana peut constituer un support de méditation, donc la base d’une voie spirituelle. Le style kakubana remonte à la fin du XVIIe siècle. Il a été codifié sous ce nom par Ippo Mishôsai (1761-1824), fondateur de l’école Mishô. Ce style est typique de l’école.

Le kakubana part d’un principe cosmogonique chinois représenté par un diagramme. Ce dernier en fonde également l’esthétique. Pour composer un bouquet, il faut se représenter mentalement ce diagramme juste au-dessus du vase.

Au cours des cinq jours du stage, nous développerons ce principe, pour apprendra à l’appliquer à vos oeuvres et vous initier à la voie des fleurs. Nous aborderons aussi l’ikebana moderne.

Chaque participant devra apporter un sécateur et au moins un pique-fleurs. Une participation vous sera demandée pour l’achat des fleurs, mais vous pourrez emporter quelques-uns de vos bouquets en fin de stage.

L'enseignant : Nobuko Matsumiya est maître d’ikebana, maître de thé, joueuse de koto, chanteuse, fondatrice et leader d’un groupe folklorique japonais, l’Ensemble Sakura. Originaire de Kyôto, la capitale des arts traditionnels, elle y enseignait l’ikebana et le thé à titre privé avant son arrivée en France, en 1987. Elle est membre de l’École Mishô d’ikebana (Mishô-Ryû), l’une des principales du Japon et a pour maître Seiho Tachibana. Elle pratique la voie des fleurs depuis 1970 et a obtenu son diplôme de professeur en 1973. En 1994, elle a été ordonné bodhisattva sous le nom de Reigi, en français « attitude spirituelle ».

Shiatsu et Do-In

Le shiatsu (pression des doigts) est une technique manuelle d'origine japonaise dont les fondements théoriques sont issus de la médecine traditionnelle chinoise.
En agissant sur l'ensemble des méridiens, le shiatsu, à l'écoute du patient et de ses maux, harmonise la circulation du Qi dans l'organisme en libérant les tensions ou blocages. En rééquilibrant les principales fonctions de l'organisme, il permet de retrouver son équilibre naturel. Dans le zen shiatsu, l'attitude juste du corps/esprit est essentielle.
L’atelier est axé sur la pratique, vous y apprendrez les postures et les gestes de base du shiatsu dont vous pourrez ensuite faire profiter votre entourage. Il comporte également des séances de do-in (auto-massage et étirements souples) aux nombreux effets bénéfiques aussi bien dans la pratique de zazen que du quotidien.
Les éléments théoriques sur le Qi, le Yin-Yang, le Kyô et Jitsu (vide et plein) et les méridiens seront étudiés.

L'enseignante : Intimement liée au Japon et à ses traditions, Christine Marie Bottin a étudié le japonais et travaillé sur les arts traditionnels, la transmission, les pratiques artistiques et artisanales, le bouddhisme. Disciple de maître Taisen Deshimaru, elle a commencé à pratiquer zazen en 1978 et a été ordonnée nonne en 1981. Depuis 2009, elle étudie et pratique le shiatsu de l'école Iokaï enseigné par K. Sasaki (lignée directe de S. Masunaga).

Yoga

Cet atelier est conçu spécialement pour les pratiquants de zazen : des asanas prépareront le corps à des périodes d’assise (plus longues) et d’autres l’aideront à se relâcher et se détendre après ces périodes. Ils seront vus comme une aide à la pratique du Dharma. Nous apprendrons à les exécuter en détails et en nous sentant en sécurité, tout en renforçant ce qui doit l’être pour soutenir la pratique. Nous insisterons sur la respiration et pratiquerons diférents exercices de la tradition du yoga (pranayama) menant à une meilleure prise de conscience de la pleine capacité des poumons et de leur fonction. Chaque jour aura lieu un temps de partage oral ain que tous les participants puissent exprimer au sein du groupe ce dont ils ont besoin au cours des processus, et ainsi se soutenir mutuellement.

L'enseignant: Yorgos Fokiano pratique le hatha yoga depuis vingt ans et enseigne depuis quatorze ans en Allemagne, en Grèce et dans de nombreux autres pays du monde. Il a été formé par Cyndi Lee pour animer des cours et des ateliers de yoga à New York et a suivi des enseignants renommés en Inde, en Allemagne et à New York pour approfondir ses connaissances dans cet art. Depuis 2011, il pratique le Soto Zen qui a changé sa vie et a inalement inluencé sa pratique et son enseignement du yoga.

Samu

 

Samu, l’action généreuse indispensable à la vie de la communauté et de la bonne tenue du temple pour le bénéfice de tous.

Pour ceux qui souhaitent faire don de leur énergie à la Sangha et au temple, c’est la possibilité de participer à l’organisation de la session (service, ménage...) suivant les besoins.

Les 34 sons du zen

Au fil du temps, la voie du Bouddha s’est développée à travers diverses formes. Dans la tradition zen soto, celles-ci sont toutes mises au service de la réalisation spirituelle. Ainsi la vie des dojos, des temples et des monastères est-elle notamment rythmée par des sons codifiés qui sont chaque fois l’occasion d’une expérience concrète, tant pour la personne qui les produit que pour celle qui les entend. Dans cet atelier, vous pourrez vous initier ou vous perfectionner à la pratique de ces sons : le bois, le métal, le tambour, le mokugyo, les divers gongs et cloches, sans oublier le chant des sutras. Vous mettrez en pratique les enseignements en encadrant la session de L’esprit du geste tout au long de la journée. De quoi ensuite en faire profiter votre groupe de zazen en fonction du lieu et de la demande !

L'enseignant : Michel Jigen Fabra, moine zen, disciple de maître Roland Yuno Rech, a créé en 2002 le dojo de Carpentras et l’a dirigé pendant sept ans, avant de se rendre au temple zen de la Gendronnière, où il a occupé les fonctions de shuso et d’ino (responsable des sons) pendant cinq ans. En août 2014, il a reçu la transmission (shiho) de maître Yuno Rech. Il est actuellement responsable de l’enseignement au dojo de Poitiers.

Couture du Kesa

Coudre le kesa, c’est confectionner le vêtement du Bouddha suivant la méthode transmise depuis Shakyamuni. Abandonnant tout désir de décoration ou d’innovation personnelle, on se concentre sur chaque étape et sur chaque point, avec patience et détermination. Inconsciemment, naturellement et automatiquement cette pratique modifie notre esprit. De nos efforts naît le pur vêtement du Dharma et nous réalisons la plus haute dimension de la créativité. Maître Kodo Sawaki disait : «Le kesa, c’est le tissu qui devient Bouddha.»

Les enseignantes : Françoise Kosen Laurent et Tina Chinmyo Feller, nonnes zen, pratiquent et enseignent la couture du kesa depuis de nombreuses années, dans des dojos et des sesshins, et plus particulièrement à la Gendronnière.

 

 

Inscriptions et Tarifs

ATELIERS    Chambre 4-5      375 € /   Chambre à 2    450 €  / Chambre individuelle ( selon disponibilité ) 563 €

ATELIER " Les 34 sons du zen, Couture Kesa " Chambre 4-5   292 € / chambre à 2   350 € / Chambre individuelle ( selon disponibilité ) 438

SESSHIN ( retraite de méditation zen )    Chambre 4-5    161 € / Chambre à 2   193 €     / Chambre individuelle ( selon disponibilité ) 241 €

ATELIER SAMU Chambre 4-5      94 € /   Chambre à 2    113 € /  Chambre individuelle ( selon disponibilité ) 141 €

IMPORTANT

  • Une autorisation des parents est nécessaire pour les mineurs.
  • Adhésion 2022 obligatoire à l’association AZI : 45 € (35 € pour petit budget).
  • Les animaux ne sont pas admis.

S’INSCRIRE


Temple zen de la Gendronnière
41120 Valaire (près de Blois)

INFORMATIONS PRATIQUES

Voir ICI.