sumi-e de Beppe Signoritti

Avec le maître zen Emmanuel Ryugaku Risacher. 

Programme

ATELIERS  ( Sumi-e, Couture du kesa, Shiatsu & Do-In, Les 34 sons du zen, Ikebana, Raku - Introduction à la céramique, Permaculture, Samu, Cuisine, Exploration de la Voix ) - du 16 au 24 février 2019

Arrivée Ateliers : Vendredi 15 février dans l’après-midi. Dîner à 20h30.

7h00 Zazen

9h30-12h00 Ateliers

12h30 repas

14h30-17h Ateliers

18h Zazen

19h30 Repas

Départ : Pour les personnes venues uniquement aux ateliers, le jeudi 21 février après le petit déjeuner.

Pour ceux qui restent, jour de repos le 21 février.

SESSHIN ( retraite de méditation zen ) - du 22 au 24 février 2019

Arrivée de sesshin le jeudi 21 février dans l’après-midi, dîner à 20 h 30.

La sesshin se termine le dimanche 24 février après le repas de midi.

Inscription en ligne : ICI

Les doigts d'or

La semaine des doigts d'or est une occasion unique de mêler la pratique du zen et l'expression artistique en découvrant une technique ou en l’approfondissant. Et c’est, comme le recommande le Bouddha, l’occasion idéale dans le contexte de la Gendronnière de voir, d’observer les attachements, les peurs et les habitudes mentales qui font obstacle à notre propre créativité.

Apprendre à laisser se faire l’acte créateur à chaque instant, au-delà des représentations conditionnées du « moi » et de ses jugements négatifs, procure une grande joie et conduit à la tranquillité intérieure. Accepter ce qui se présente, tel que c’est !

Avec un peu de peinture, un pinceau, une aiguille et un fil, avec les mains, avec le corps, laisser s’exprimer l’intériorité créatrice. Ce n’est ni le support, ni le moyen, ni le résultat qui importent, mais l’actualisation consciente de la nature originelle qui anime le geste, contient et remplit la forme.

Pratique de la voie du Bouddha

Le zazen est la méditation assise sans objet, telle que pratiquée par le Bouddha et transmise à travers le temps par une lignée ininterrompue de maîtres. Elle est le recueillement dans le silence et la nudité de l’instant présent. C’est un retour à ce qui est « avant » que la pensée ne se déploie pour tenter de saisir ce qui, simplement, est.

Cela se fait sans effort lorsque l’attention revient simplement à ce qui est présence. Le temps de la méditation échappe au temps lui-même car c’est un retour à la source immobile de notre existence. Lorsque la source originelle est vue, chaque respiration, chaque action, chaque mouvement devient spontanément l’expression lumineuse de la vie elle-même, et la dualité entre sujet et objet disparaît.

Pendant les cinq jours des ateliers, zazen sera pratiqué le matin et en fin d’après-midi.

Emmanuel Ryugaku Risacher

Ryugaku sera responsable de la session des Doigts d’or qu’il organise avec Françoise Kosen Laurent. Il a été ordonné bodhisattva en 1972 et moine en 1980 par maître Deshimaru. En novembre 2008 il reçoit la transmission du Dharma de Genshu Imamura Roshi. Depuis l’été 2016 il est responsable du temple de la Gendronnière.

Les ateliers

Atelier "Pratique de la cuisine dans le zen "

Avec notre nourriture, nous nourrissons nos proches, nos amis et nous-mêmes. Cuisiner avec un esprit simple, faire des plats de bon goût, avec des produits régionaux et saisonniers, à un prix raisonnable : une cuisine avec un minimum de gaspillage et préparée dans un esprit clair. Prendre son temps, être conscient dans l’instant, au service des autres.

Cet atelier s’inscrit dans le gyoji du temple : zazen, genmai, préparation des repas pour les autres ateliers, élaboration des menus en fonction de la production du potager.

« Mettez votre esprit éveillé à l’œuvre et efforcez-vous constamment de fournir des repas qui sont pleins de variété et adaptés aux besoins et aux opportunités, et qui permettront à chacun de pratiquer le Dharma avec son corps, avec aussi peu d’obstacles que possible. » Dogen Zengi (1200-1252)

L'enseignant : Christiaan Kõsan Degrande est moine zen, disciple de Roland Yuno Rech. Il a été pendant 18 ans cuisinier végétarien dans le centre Koningsteen. Depuis 2011 il a cuisiné en tant que tenzo dans de nombreuses sesshins, en Belgique, en Allemagne et en Italie. Depuis février 2018 il est tenzo à la Gendronnière.

 

Ikebana

Un style traditionnel d’ikebana appelé kakubana peut constituer un support de méditation, donc la base d’une voie spirituelle. Le style kakubana remonte à la fin du XVIIe siècle. Il a été codifié sous ce nom par Ippo Mishôsai (1761-1824), fondateur de l’école Mishô. Ce style est typique de l’école. Le kakubana part d’un principe cosmogonique chinois représenté par un diagramme. Ce dernier en fonde également l’esthétique. Pour composer un bouquet, il faut se représenter mentalement ce diagramme juste au-dessus du vase.

Au cours des cinq jours du stage, nous développerons ce principe, pour apprendra à l’appliquer à vos œuvres et vous initier à la voie des fleurs. Nous aborderons aussi l’ikebana moderne.

Chaque participant devra apporter un sécateur et au moins un pique-fleurs. Une participation vous sera demandée pour l’achat des fleurs, mais vous pourrez emporter quelques-uns de vos bouquets en fin de stage.

L'enseignante : Nobuko Matsumiya est maître d’ikebana, maître de thé, joueuse de koto, chanteuse, fondatrice et leader d’un groupe folklorique japonais, l’Ensemble Sakura. Originaire de Kyôto, la capitale des arts traditionnels, elle y enseignait l’ikebana et le thé à titre privé avant son arrivée en France, en 1987. Elle est membre de l’École Mishô d’ikebana (Mishô-Ryû), l’une des principales du Japon et a pour maître Seiho Tachibana. Elle pratique la voie des fleurs depuis 1970 et a obtenu son diplôme de professeur en 1973. En 1994, elle a été ordonnée bodhisattva sous le nom de Reigi, en français « attitude spirituelle ».

 

Raku - Introduction à la céramique

Le temps d’un bol, retracer la genèse de la terre qui nous fournit les matières premières pour laisser notre empreinte et marquer l’histoire. Un grain de sable éphémère dans un univers en mouvance, ce granite devenu grès au fil de millions d’années puis devenu bol, tasse, en quelques jours au gré de la créativité et des besoins des hommes.

Prenons un « rakurci » l’espace d’une session, et venez expérimenter les divers types de façonnage (modelage, plaque, tour, estampage), découvrir le monde des émaux et réaliser une cuisson raku, tout en bénéficiant d’une introduction aux phénomènes qui composent l’univers du façonneur de terre.

L'enseignant : Après un passage à la Gendronnière, Cécile Bardenet est allée se former à la céramique. Elle continue au fil des rencontres et de ses voyages à aller toujours un peu plus loin dans ce lien avec la terre et l’homme. Maintenant installée comme céramiste dans l’est de la France, elle travaille le grès pour façonner des objets utilitaires et développer le travail de l’émail de haute température (1 300 °C) tout en restant liée au monde du zen.

Sumi-e

D’origine chinoise, le sumi-e, méthode de peinture à l’encre de Chine, a été introduit au Japon il y a cinq siècles. «Sumi» : encre noire, «e» : peinture. Les sujets sont peints à l’encre, suivant des nuances variant du noir pur à tous ses dégradés obtenus en diluant avec de l’eau. Un simple pinceau, une barrette d’encre de chine, une pierre et une feuille de papier de riz sont suffisants pour pratiquer le sumi-e.

Cette manière de peindre est totale car elle implique tout le corps et ce n’est en rien facile. Un instructeur est indispensable. Il faut aussi s’habituer à répéter de nombreuses fois les sujets choisis ou même des détails de la composition finale. Chacun, quel que soit son niveau, intéressé ou curieux d’expérimenter cette approche orientale «ancienne», trouvera un chemin nouveau et spontané d’expression artistique. Grâce à une posture détendue et une respiration correcte, la coordination et la fluidité des gestes s’améliore. Peindre une fleur, une roche, un bambou devient un acte total émanant du corps lui-même, dans la plénitude de l’instant présent.

Le sumi-e n’est pas l’apprentissage d’une simple méthode de peinture. Il s’agit du contact direct avec notre être essentiel, nature de Bouddha, au-delà de «faire» ou «ne pas faire». La vie créée par le toucher du pinceau renforce la Vie elle-même. Participation aux frais de l’atelier (pinceaux, encre, papier et papier de riz) : 25 €

L'enseignant : Beppe Mokuza Signoritti, moine zen, disciple de Roland Yuno Rech, pratique le sumi-e depuis une vingtaine d’années. Il expose et fait des conférences et démonstrations pratiques dans toute l’Europe. www.sumi-e.fr

Shiatsu et Do-In

Le shiatsu (pression des doigts) est une technique manuelle d'origine japonaise dont les fondements théoriques sont issus de la médecine traditionnelle chinoise.
En agissant sur l'ensemble des méridiens, le shiatsu, à l'écoute du patient et de ses maux, harmonise la circulation du Qi dans l'organisme en libérant les tensions ou blocages. En rééquilibrant les principales fonctions de l'organisme, il permet de retrouver son équilibre naturel. Dans le zen shiatsu, l'attitude juste du corps/esprit est essentielle.
L’atelier est axé sur la pratique, vous y apprendrez les postures et les gestes de base du shiatsu dont vous pourrez ensuite faire profiter votre entourage. Il comporte également des séances de do-in (auto-massage et étirements souples) aux nombreux effets bénéfiques aussi bien dans la pratique de zazen que du quotidien.
Les éléments théoriques sur le Qi, le Yin-Yang, le Kyô et Jitsu (vide et plein) et les méridiens seront étudiés.

L'enseignante : Intimement liée au Japon et à ses traditions, Christine Marie Bottin a étudié le japonais et travaillé sur les arts traditionnels, la transmission, les pratiques artistiques et artisanales, le bouddhisme. Disciple de maître Taisen Deshimaru, elle a commencé à pratiquer zazen en 1978 et a été ordonnée nonne en 1981. Depuis 2009, elle étudie et pratique le shiatsu de l'école Iokaï enseigné par K. Sasaki (lignée directe de S. Masunaga).

Exploration de la voix

Tout en prenant racine dans les profondeurs du corps, la voix est ouverte au monde et aux autres.

Cet atelier propose le développement des potentialités de la voix par une approche combinant massothérapie et techniques vocales.

Dans une séance de massage, la relation entre le donneur et le receveur, permet de développer une écoute intuitive du corps. La dynamique qui s’instaure entre eux permet d’identifier les tensions, de faciliter leur relâchement, ce qui facilite l’accès aux différents résonateurs du corps (mâchoire, larynx, palais, fosse nasale, cage thoracique, crâne, etc.).

Dans une ambiance conviviale et ludique, l’atelier permettra à chacun de prendre conscience de l’unicité de sa voix. Sensibilisation aux résonateurs, technique de placement de la voix, jeux vocaux de groupe et exploration mélodique complètent la série d’outils que l’atelier propose en vue de découvrir les possibilités expressives de la voix et le plaisir libérateur qui en résulte.

L'enseignant : Alain Pelletier est diplômé du Conservatoire d’art dramatique du Québec, institution dans laquelle il a étudié les techniques vocales. Il est aussi diplômé en massothérapie shiatsu. Moine zen, il vit actuellement à la Gendronnière.

Pratique du samu

Samu, l’action généreuse indispensable à la vie de la communauté et de la bonne tenue du temple pour le bénéfice de tous.

Pour ceux qui souhaitent faire don de leur énergie à la Sangha et au temple, c’est la possibilité de participer à l’organisation de la session (service, ménage...) suivant les besoins.

Les 34 sons du zen

Au fil du temps, la voie du Bouddha s’est développée à travers diverses formes. Dans la tradition zen soto, celles-ci sont toutes mises au service de la réalisation spirituelle. Ainsi la vie des dojos, des temples et des monastères est-elle notamment rythmée par des sons codifiés qui sont chaque fois l’occasion d’une expérience concrète, tant pour la personne qui les produit que pour celle qui les entend. Dans cet atelier, vous pourrez vous initier ou vous perfectionner à la pratique de ces sons : le bois, le métal, le tambour, le mokugyo, les divers gongs et cloches, sans oublier le chant des sutras. Vous mettrez en pratique les enseignements en encadrant la session de L’esprit du geste tout au long de la journée. De quoi ensuite en faire profiter votre groupe de zazen en fonction du lieu et de la demande !

L'enseignant : Michel Jigen Fabra, moine zen, disciple de maître Roland Yuno Rech, a créé en 2002 le dojo de Carpentras et l’a dirigé pendant sept ans, avant de se rendre au temple zen de la Gendronnière, où il a occupé les fonctions de shuso et d’ino (responsable des sons) pendant cinq ans. En août 2014, il a reçu la transmission (shiho) de maître Yuno Rech. Il est actuellement responsable de l’enseignement au dojo de Poitiers.

Couture du Kesa

Coudre le kesa, c’est confectionner le vêtement du Bouddha suivant la méthode transmise depuis Shakyamuni. Abandonnant tout désir de décoration ou d’innovation personnelle, on se concentre sur chaque étape et sur chaque point, avec patience et détermination. Inconsciemment, naturellement et automatiquement cette pratique modifie notre esprit. De nos efforts naît le pur vêtement du Dharma et nous réalisons la plus haute dimension de la créativité. Maître Kodo Sawaki disait : «Le kesa, c’est le tissu qui devient Bouddha.»

Les enseignantes : Françoise Kosen Laurent et Tina Chinmyo Feller, nonnes zen, pratiquent et enseignent la couture du kesa depuis de nombreuses années, dans des dojos et des sesshins, et plus particulièrement à la Gendronnière.

Permaculture

S’inspirer des lois de la nature pour cultiver notre nourriture est la proposition de la permaculture. Le soin que porte le tenzo (cuisinier) aux aliments est précédé du soin du jardinier pour la terre. S’harmoniser avec tous les êtres est s’harmoniser avec la nature. En s’inspirant de l’esprit zen, Masanobu Fukuoka, agriculteur japonais précurseur de la permaculture, a développé ses méthodes naturelles sur la base du « non-agir ». L’enseignement et l’application de ces principes constitueront le contenu de cet atelier de jardinage. Entre formation et activités (samu), nous allons explorer comment actualiser la voie dans les gestes du quotidien au potager.

L'enseignant : Raimund Olbrich est moine zen, jardinier et maraîcher. Il a été responsable du potager de la Gendronnière pendant plusieurs années. Depuis 2018, il s’en occupe de nouveau dans le cadre du « projet permaculture ».

Inscriptions et Tarifs

ATELIERS    Chambre 4-5      359 euros /   Chambre à 2    431 euros  / Chambre individuelle ( selon disponibilité ) 530 euros

ATELIER " Les 34 sons du zen, Couture Kesa, Permaculture, Cuisine " Chambre 4-5   283 euros / chambre à 2   339 euros / Chambre individuelle ( selon disponibilité ) 417 euros

SESSHIN ( retraite de méditation zen )    Chambre 4-5    121 euros / Chambre à 2   151 euros     / Chambre individuelle ( selon disponibilité ) 185 euros

ATELIER SAMU Chambre 4-5      98 euros /   Chambre à 2    117 euros 

IMPORTANT

  • Une autorisation des parents est nécessaire pour les mineurs.
  • Adhésion 2019 obligatoire à l’association AZI : 45 euros (35 euros pour petit budget).
  • Les animaux ne sont pas admis.

S’INSCRIRE


Temple zen de la Gendronnière
41120 Valaire (près de Blois)

INFORMATIONS PRATIQUES

Voir ICI.