Kannongyo

Dieses Kapitel des Lotus-Sutras ist eine Anbetung an Kannon (Avalokitesvara), den Bodhisattva des Mitgefühls. Es gehört zu den wichtigsten Sutras des Mahayana-Buddhismus, der China und Japan besonders stark beeinflusst hat. Wenn man sich auf die Kraft der Weisheit und des Mitgefühls von Kannon konzentriert, dann nimmt das Leiden ab. Durch die Rezitation dieses Sutras und die Anrufung des Namens von Kannon können wir die Welt vor Mühen und Gefahren schützen.

Kannon gyô – Myôhôrengekyô Kanzeon bosatsu fumonbon ge

Se son myô sô gu / Ga kon jû mon pi / Busshi ga in nen / Myô i kan ze on / Gu soku myô sô
son / Ge tô mu jin ni / Nyo chô kan non gyô / Zen nô sho hô sho / Gu zei jin nyo kai / Ryakkô
fu shi gi / Ji ta sen noku butsu / Hotsu dai shô jô gan / Ga i nyo ryaku setsu / Mon myô gyû
ken shin / Shin nen fu kû ka / Nô metsu sho u ku / Ke shi kô gai i / Sui raku dai ka kyô / Nen
pi kan non riki / Ka kyô hen jô chi / Waku hyô ru ko kai / Ryû gyo / sho ki nan / Nen pi kan
non riki / Ha rô fu nô motsu / Waku zai shu mi bu / I nin sho sui da / Nen pi kan non riki /
Nyo nichi ko kû jû / Waku hi aku nin chiku / Da raku kon gô sen / Nen pi kan non riki / Fu nô
son ichi mô / Waku chi on zoku nyô / Kaku shû tô ka gai / Nen pi kan non riki / Gen soku ki ji
shin / Waku sô ô nan ku / Rin gyô yoku ju shû / Nen pi kan non riki / Tô jin dan dan e / Waku
shû kin ka sa / Shu soku hi chû kai / Nen pi kan non riki / Shaku nen toku ge da / Shû so sho
doku yaku / Sho yoku gai shin sha / Nen pi kan non riki / Gen jaku o hon nin / Waku gû aku
ra setsu / Doku ryû sho ki tô / Nen pi kan non riki / Ji shippu kan gai / Nyaku aku jû i nyô / Ri
ge sô ka fu / Nen pi kan non riki / Shissô mu hen pô / Gan ja gyû butsu katsu / Ke doku en ka
nen / Nen pi kan non riki / Jin shô ji e ko / Un rai ku sei den / Gô baku ju dai u / Nen pi kan
non riki / Ô ji toku shô san / Shu jô hi kon yaku / Mu ryô ku hisshin / Kan non myô chi riki /
Nô gu se ken ku / Gu soku jin zû riki / Kô shu chi hô ben / Jippô sho koku do / Mu setsu fu
gen shin / Shu ju sho aku shu / Ji goku ki chiku shô / Shô rô byô shi ku / I zen shitsu ryô
metsu / Shin kan shô jô kan / Kô dai chi e kan / Hi kan gyû ji kan / Jô gan jô sen gô / Mu ku
shô jô kô / E nichi ha sho an / Nô buku sai fû ka / Fu myô shô se ken / Hi tai kai rai shin / Ji i
myô dai un / Ju kan ro hô u / Metsu jo bon nô en / Jô sho kyô kan sho / Fu i gun jin chû / Nen
pi kan non riki / Shû on shittai san / Myô on kan ze on / Bon non kai chô on / Shô hi se ken
non / Ze ko shu jô nen / Nen nen mosshô gi / Kan ze on jô shô / O ku nô shi yaku / Nô i sa e
ko / Gu issai ku doku / Ji gen ji shu jô / Fuku ju kai mu ryô / Ze ko ô chô rai
Ni ji. Ji ji bo sa. Soku jû za ki. Zen byaku butsu gon. Se son. Nyaku u shu jô. Mon ze kan ze
on bo sa hon. Ji zai shi gô. Fu mon ji gen. Jin zû riki sha. Tô chi ze nin. Ku doku fu shô.
Bussetsu ze fu mon hon ji. Shu chû hachi man shi sen shu jô. Kai hotsu mu tô dô a noku ta ra
san myaku san bo dai shin.
 

Kannon gyô – Myôhôrengekyô Kanzeon bosatsu fumonbon ge - Sutra de Kannon

« Ô Vénéré du monde, pourvu des marques merveilleuses, voici maintenant une question
importante. En raison de quelles conditions appelle-t-on ce fils de bouddha : 'Contemplant
Attentif aux Appels du Monde' ? »
Le Très Vénéré pourvu des marques merveilleuses répondit en ces vers au Bodhisattva
Aksayamatir « Sapience de l'Impérissable » :
« Suivez bien la pratique du Contemplant Attentif aux Appels du Monde.
Son voeu immense de répondre par le bien dans toutes les directions
Est profond comme l’océan.
Pendant des éons inimaginables,
Il a suivi un nombre incommensurable de Bouddhas.
Il a fait voeu de pureté suprême
Que je vais vous exposer brièvement ici.
Entendre son nom, voir son corps et garder le souvenir de lui à l’esprit,
Ne sont pas actions vaines.
Il peut éteindre les souffrances de tous les êtres.
Seriez-vous poussé dans une fournaise par un être à l’esprit malfaisant
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et cette fournaise sera bain bienfaisant.
Ou bien, seriez-vous à la dérive sur le vaste océan
Et menacé par dragons, poissons et démons,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et les vagues ne pourront pas vous faire sombrer.
Ou bien, seriez-vous précipité du sommet du Mont Sumeru,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et vous demeurerez suspendu dans l’espace comme le soleil .
Ou bien, un homme mauvais vous pourchasserait-il
Pour vous faire déchoir du Mont du Diamant,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et ce mauvais ne pourra vous toucher un seul cheveu.
Ou bien, ce qui vous est cher serait-il cerné par des bandits
Montant à l’assaut armés chacun d’un sabre,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels
Et tous seront immédiatement bienveillants.
Ou bien, seriez-vous persécuté par un roi
Et condamné à être exécuté et à voir s’achever votre vie,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et la lame du glaive se brisera.
Ou bien, seriez-vous emprisonné et enchaîné
Mains et pieds liés par des fers,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et vous obtiendrez votre libération sans l’ombre d’un doute.
Quelqu’un voudrait-il porter atteinte à votre corps
Par des magies ou des poisons,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et ces maléfices se retourneront contre leur auteur.
Ou bien, auriez-vous affaire à des vampires,
Des dragons venimeux, des diables, et autres pareils,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et à ce moment ils ne pourront pas vous faire de mal du tout.
Si vous deviez être encerclé de bêtes féroces,
Armées de dents et de griffes effrayantes,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et elles se disperseront à perte de vue.
Quant aux vipères, frelons ou scorpions
Crachant venin, fumée ou flammes,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et ils s’éloigneront d’eux-mêmes au son de votre voix.
Dans les nuages, les roulements du tonnerre et les éclairs paralysants,
Les tempêtes de grêle, les déluges torrentiels,
Pensez au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Et ils se dissiperont dans le moment.
Tous les êtres chargés de malheurs,
Et souffrant d’innombrables besoins dans leur corps,
Par la force de la miraculeuse omniscience du Contemplant Attentif aux Appels,
Pourront se sauver des souffrances de ce bas monde.
Par ses pouvoirs surnaturels qui lui permettent tout,
Il utilise son immense sapience
Dans toutes les terres et tous les pays des dix directions :
Il n’est pas un lieu où il ne se manifeste physiquement.
Toutes les sortes de mauvaises inclinations,
Toutes les persécutions démoniaques et bestialités,
Toutes les souffrances de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort,
Il les mène successivement à complète extinction.
Ô Contemplant au regard vrai, au regard pur,
Au regard empreint de vaste et grande sagesse,
Au regard compatissant, au regard généreux ;
Toujours prié, toujours révéré.
Que ton soleil de sagesse à l’éclat pur de toute souillure déchire les ténèbres,
Qu’il soumette le vent et le feu du malheur,
Que sa clarté universelle illumine le monde.
Que le grondement du tonnerre de la moralité de ta conduite née de ta pitié,
Et le grand et merveilleux nuage de ta charité
Déversent la pluie du nectar de la Bonne Loi
Qui éteint les flammes des passions !
Qu’il suffise que l’innocent accusé devant une Cour
Ou effrayé au milieu d’un champ de bataille,
Pense au Pouvoir du Contemplant Attentif aux Appels,
Pour voir la multitude de ses ennemis se retirer en débandade.
La voix merveilleuse du Contemplant Attentif aux Appels du Monde
C’est la voix pure à nulle autre pareille du Tel-quel Advenu :
La voix d’un océan couvrant les rumeurs de ce bas monde.
C’est pourquoi il faut l’avoir à l’esprit en tous temps,
Y penser constamment et ne pas donner naissance au doute.
Le pur et saint Contemplant Attentif aux Appels du Monde,
Océan incommensurable de bonheurs cumulés,
Pourvu de tous les mérites,
Sur lequel on peut compter dans le malheur,
La douleur, la maladie et la mort,
Considère tous les êtres vivants de son oeil bienveillant.
Voilà pourquoi l’on doit lui rendre hommage en s’inclinant profondément. »
A cet instant, le Bodhisattva Dharanimdhara « Porteur de la Terre » se leva prestement de son
siège, et dit au Bouddha en s’avançant : « Ô Honoré du monde, s’il est des êtres vivants qui
entendent cet exposé sur le Contemplant Attentif aux Appels du Monde, et qui, grâce à ce
pouvoir merveilleux, actualisent par eux-mêmes la Bonne Loi universelle, qu’il soit alors su
que les mérites de ces hommes ne sont pas minces. »
Or, pendant que le Bouddha prêchait cette Bonne Loi universelle à la foule, une multitude des
êtres vivants donna libre cours à l’inégalable aspiration à l’accomplissement spirituel sans
pareil fruit du suprême recueillement pur et nu.

Traduit du sino-japonais par Kengan D. Robert